
CHRONIQUE / REVIEW
Ghost Of The Machine
Empires Must Fall

Releases information
Release date:
March 7, 2025
Format:
CD, Digital
Label:
From:
Progrock.com Essentials
Royaume-Uni / UK
Philippe André - March 2025
9,0
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GHOST OF THE MACHINE Acte 2 avec la difficulté première de confirmer la qualité de leur opus inaugural. Pas de modification dans le line up avec la voix reconnaissable de Charlie BRAMALD en tête de pont. Heureusement que le concerné chante très bien car qu'on se le dise, ce second album est trop chanté, voilà qui est dit !
La prise de son du disque est une pure merveille, chaque instrument s'y distingue parfaitement, les guitares (Graham GARBETT et Scott OWENS) y apparaissent fréquemment proches de la frange métallique de notre musique de chevet, le piano et les claviers de Mark HAGAN sont plus discrets mais toujours placés avec à propos (la partie initiale de "Panopticon" en est le meilleur exemple).
La pièce introductive "Keepers of the Light" est incontestablement taillée pour la scène, entrainante, globalement rocknrollante, mais qui selon moi sur disque reste une pièce "lambda" ni meilleure, ni pire qu'une autre (7/10)."The Days That Never Were" s'annonce dans la même veine mais emmené par un superbe motif de piano, très solennel, donc plus enclin à plaire au plus grand nombre, bien qu'extrêmement chanté (8/10).
L'une des trois perles du disque ensuite "Panopticon" (une architecture carcérale imaginée par Jeremy BENTHAM et son frère Samuel à la fin du XVIIIe siècle).Le but de la structure panoptique est de permettre à un gardien, logé dans une tour centrale, d'observer tous les prisonniers, enfermés dans des cellules individuelles autour de la tour (merci WK) et un (9/10) amplement mérité pour cette plage, où tout y est, les claviers déjà cités, les six cordes rutilantes, aventureuses mais néanmoins ultra mélodiques, la paire rythmique (Andy MILNER frappe comme un bucheron à la Nico MCBRAIN) et la voix bien sûr de Charlie BRAMALD, le même leitmotiv revient, trop chantée....
Seconde longue pièce et seconde perle "Fall Through Time" est plus basique jusqu'au thème musical à 3:37 qui élève le titre beaucoup plus haut dans les cieux, des guitares au lyrisme exacerbé sur un tapis de claviers d'un symphonisme grandiose (la prise de son y est vraiment magistrale), grand plaisir à l'écoute de ce morceau (9/10), ma favorite certainement pour finir. Le court et radiophonique "The One" était le morceau choisi par le groupe pour introduire l'album auprès des médias, écoutable sans excès, même si l'on se prend à le fredonner après de multiples écoutes (7/10).
Il nous reste la troisième perle de l'œuvre avec "After the War" qui approche le quart d'heure (14:32 pour être précis), piano, synthé, voix posée de Charlie, une montée symphonique qui s'emballe à 2:43 avec une trame vocale plus énergique, précédant un retour du piano, aérien d'abord puis frappé jusqu'à l'avènement des guitares, le tout nous offre un passage instrumental de grande qualité et original (jusqu'à 7:00) et le retour du chant en mid tempo, les solistes se mettent tous en valeur comme dans tout bon titre de néo progressif symphonique (les six cordes flamboient), cette pièce m'a fait penser au meilleur PALLAS ou au meilleur IQ (des comparaisons élogieuses vous en conviendrez), allez hop un autre (9/10) justifié même si....trop chanté !
Un disque de qualité que j'ai trouvé un peu en dessous de leur premier "Scissorgames" mais le plaisir auditif y est néanmoins bien présent.
PISTES / TRACKS
- 1. Keepers of the Light (8:35)
2. The Days That Never Were (6:00)
3. Panopticon (11:45)
4. Fall Through Time (12:00)
5. The One (4:44)
6. After the War (14:32)
musiciens / musicians
Charlie BRAMALD: Lead vocals
Graham GARBETT: Guitars, vocals
Mark HAGAN: Keyboards, piano
Stuart McAULEY: Bass guitar, bass pedals
Andy MILNER: Drums
Scott OWENS: Guitars